Assurance Santé : anonymat pour les fonctionnaires

Le marché est en pleine mutation. Vieillissement de la population, modèle économique, concurrence entre mutuelles, remboursement, digitalisation… Autant de raisons qui font bouger les lignes sur le marché de la santé.

Ici nous abordons le point important sur la sécurité des personnes et des fonctionnaires principalement. En effet, une des dérives à l’ouverture du marché de la santé, est l’utilisation et le détournement des données à caractère privé comme l’adresse ou le dossier médical.

Mutation du marché de la santé

Les nombreux acteurs privés de la santé proposent des nouvelles offres dynamiques aux assurés pour réponde au mieux des besoins de leurs besoins.  Les progrès techniques se développant fortement, on évalue de mieux en mieux le risque.

L’arrivée et l’utilisation du big data sur ce secteur le destinent à un bel avenir tant il promet de discerner les facteurs de risque et ainsi les gérer du mieux possible.

Contrat personnalisé : un segment dynamique

Cela passe par une connaissance du profil des patients, et leur inévitable marchandisation. Très dépendantes des courbes démographiques, les prestations et catégories d’assurés sont liées du mode de vie de chacun, et au degré d’exposition au risque.

La personnalisation de l’offre est encadrée par le contrat entre les deux parties. Ce contrat nominatif s’appuie sur la situation de chacun. Souvent facturés au trimestre avec engagement à l’année, ces contrats sont des recettes régulières. Avec un risque maîtrisé, les fournisseurs pourront proposer des conditions bien placées et ainsi compter sur l’importante vente de prestations.

Cela ouvre complètement le jeu à des nouveaux acteurs même extérieurs au marché déployant une stratégie de disruption face aux traditionnels en place.

L’enjeu de la protection

L’entrave au secret médical crée de nombreuses dérives. A commencer par celles entraînant des disparités sur les conditions commerciales appliquées sur des populations normalement exposées aux risques se retrouvant en position de faiblesse et obligées d’accepter des offres trop discriminantes.

Mais il y en a d’autres moins probables et tout aussi menaçantes comme l’exploitation par des personnes malveillantes. Au point de commettre des crimes. L’actualité a montré récemment que l’utilisation de données certes personnelles mais basiques, telles que l’adresse avait coûté la vie à des fonctionnaires de police.

Les policiers sous régime d’anonymat

Pour ces personnels particulièrement exposés, la Mutuelle Générale de la Police MGP a réagi en supprimant carrément les données pouvant les mettre en danger. Ce privilège d’anonymat réduit le risque d’utilisation criminelle, même si les usages d’Internet et des réseaux sociaux sont toujours propices à ce type de fuites. 

La solution pratiquée par la MGP consiste notamment à faire disparaître ces fonctionnaires des envois courrier. La correspondance s’établit désormais par téléphone ou espace personnel en ligne.

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