Les étudiants interpellent le gouvernement sur la couverture santé

Lors des dernières assises de la santé des jeunes, la Mutuelle des étudiants (LMDE) gérant la sécurité sociale de près d’un million d’étudiants, a lancé un appel au gouvernement : « Aujourd’hui, sur chaque cotisation de 100 euros, plus de 13 euros sont consacrés au paiement de taxes. Notre santé est donc plus taxée qu’un hamburger ! »*  a indiqué avec humour cette mutuelle dans cet appel visant une prise de conscience en critiquant son absence de politique de santé globale. Ainsi une enquête récente a montré que 34% des étudiants renoncent à des soins et que 19% d’entre eux n’ont aucune couverture santé, situation qui s’aggrave avec la crise et les contraintes budgétaires actuelles interdisant toute nouvelle mesure.

Pour la LMDE, la jeunesse, priorité de François Hollande lors de son élection, y a contribué par son vote et le nouveau président doit changer de cap pour répondre à cette urgence sociale et éviter que l’impatience des jeunes ne se transforme en colère. Dans cette perspective, deux grandes réformes annoncées pour 2013 doivent être concrétisées, en complément de décisions positives comme la contraception gratuite pour les 15-18 ans et la fin des déremboursements de médicaments. Selon la LMDE une approche jeunesse de la loi de santé publique pour 2014 est nécessaire, surtout en matière de prévention car aujourd’hui seulement moins de 2% des dépenses de santé y sont consacrées.

D’autres points de cette réforme à mettre en oeuvre sont réclamés : la protection sociale, avec l’application du tiers payant, l’interdiction des dépassements d’honoraires pour les moins de 28 ans, l’exonération de la taxe spéciale sur les contrats d’assurance, un chèque santé national de 200 euros pour chaque étudiant et la création de centres de santé polyvalents dans toutes les villes universitaires.

« Nous refusons que notre génération soit reléguée aux marges de la protection sociale », prévient la LMDE et ajoute en conclusion : « nous revendiquons le progrès social pour qu’au-delà de 2017, notre génération vive mieux que la précédente. » Un défi pour le gouvernement !

* Propos et informations rapportés par le Quotidien du médecin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un × 4 =