Vers une hausse des tarifs des assurances auto et habitation en 2019

Si vous comptiez sur 2019 pour réduire vos charges d’assurance, vous risquez très vite de déchanter. En effet, dès le 1er janvier de l’an prochain, une hausse sera appliquée sur les assurances automobiles et habitations. Les prévisions du cabinet Facts & Figures sont formelles là-dessus. Cette tendance haussière est à mettre sur le compte d’une conjugaison de facteurs. Depuis 2009, le secteur enregistre une hausse des tarifs que la forte concurrence entre acteurs ne fait pas baisser. Sur l’assurance habitation, par exemple, la fréquence ainsi que l’intensité des catastrophes naturelles (liées surtout au climat), expliquent en grande partie l’augmentation tarifaire. Du côté de l’assurance auto, c’est plutôt la complexification des voitures (l’électronique en appui) et le coût des réparations qui expliquent la hausse tarifaire.

A quoi faut-il s’attendre concrètement ?

Dans la pratique, il faut s’attendre à des augmentations de 1 à 2 % sur les tarifs de l’assurance auto. Il est évident que la pilule sera dure à faire avaler aux Français, mais les assureurs disposent d’arguments techniques irréfutables. On imagine, dès lors, que c’est sur le plan de la communication que tout se jouera, pour ceux qui voudront conserver leur portefeuille intact, ou même le faire évoluer. Du côté de l’assurance habitation, la progression des coûts se situera dans une fourchette de 0 5 % selon Facts & Figures ; mais la moyenne devrait être de +1 +2 %. Des dents grinceront du côté de consommateurs, surtout si l’on considère l’augmentation sur les dix dernières années. Entre 2009 et 2017, c’est une hausse des tarifs de 13 % qui a été enregistrée, faisant passer la prime de 262 à 296 euros.

Quels arguments les assureurs ont à faire valoir ?

Du côté de l’assurance automobile, le coût de réparation de véhicules de plus en plus complexe explique l’augmentation des tarifs. En effet, une étude sur la sinistralité a révélé la répartition de la progression des coûts, entre les différents postes suivants :

  • +2,5 % pour les pare-brise
  • +2,7 % pour la main-d’œuvre
  • +3,4 % pour les pièces de rechange achetées chez le constructeur

Du côté de l’habitation, les événements tels que l’ouragan Irma ont fait débourser d’importantes sommes aux assureurs. Rien qu’en 2017, ce ne sont pas moins de 3,02 milliards d’euros qui ont été payés à la suite de sinistres climatiques (1,9 milliard après le passage d’Irma). Il y a de quoi craindre qu’avec un climat de plus en plus imprévisible, cette tendance se maintienne, les années suivantes.

Comment se comporte la sinistralité dans un tel contexte ?

Plutôt mal, en raison d’une guerre commerciale farouche que se livrent les assureurs. La sinistralité brute coûte de plus en plus cher, en raison d’encaissements faibles relatifs au développement des affaires nouvelles. Ce qui a obligé beaucoup d’acteurs, notamment les mutuelles d’assurances, à revoir à la baisse certaines de leurs charges. Le poste de la communication en a notamment pâti, avec des budgets de communication réduits à la portion congrue. Ce qui leur permet de supporter encore la concurrence.

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